Code de déontologie et de conduite (arbitres, médiateurs, membres du conseil de règlement des différends et experts)
I – INTRODUCTION
1.1. CAMARB – Chambre de médiation et d’arbitrage des entreprises – Brésil (« CAMARB »), par le biais du présent Code d’éthique et de conduite («Code"), vise à guider la performance des arbitres, des médiateurs, des membres de Conseil des litiges et les experts et autres participants à la procédure d’arbitrage, le cas échéant, ci-après dénommés « Professionnels », ainsi que les parties, leurs avocats et assistants techniques.
1.2. Les lignes directrices qui composent le présent Code, en plus de ne pas être exhaustives, sont complémentaires aux principes et normes juridiques obligatoires, ainsi qu'aux dispositions :
(I) dans les accords conclus par les parties, dans les règlements et dans les résolutions administratives de la CAMARB ;
(Ii) dans les « Lignes directrices du Comité brésilien d’arbitrage (CBAr) sur le devoir de divulgation de l’arbitre »[1];
(iii) dans le « Code de déontologie des arbitres »[2] et dans le « Code de déontologie des médiateurs »[3] approuvé par le Conseil national des institutions de médiation et d'arbitrage (CONIMA).
1.3. La CAMARB s’engage à donner une large diffusion au présent Code et à le rendre disponible sur son site Internet. site.
II – OBLIGATIONS DES PROFESSIONNELS
2.1. Le Professionnel, pour agir dans une procédure administrée par la CAMARB, doit être et rester indépendant et impartial, en respectant les éléments suivants :
a. le Professionnel ne doit accepter la saisine que s'il est sûr de disposer de la disponibilité, des qualifications nécessaires et d'une connaissance adéquate du droit applicable et de la langue choisie pour mener la procédure ;
b. dans l’exercice du devoir de divulgation, qui doit être respecté tout au long de la procédure et pas seulement lors du remplissage du « Questionnaire joint à la Déclaration de Disponibilité, de Non-Empêchement, d’Indépendance et d’Impartialité », le Professionnel doit fournir des informations sur tous les faits et circonstances pertinents qui, aux yeux d'un tiers indépendant et raisonnable, pourrait donner lieu à un doute justifié quant à leur indépendance et leur impartialité par rapport au litige, les parties, leurs avocats, les assistants techniques et les personnes et entités expressément désignées par les parties comme liés au conflit et/ou intéressés par celui-ci.
2.2. Dans l’exercice de ses fonctions, le Professionnel doit :
a. soyez discret et évitez toute conduite ou apparence de conduite inappropriée qui pourrait donner lieu à des doutes justifiés quant à votre indépendance ou votre impartialité ;
b. s’abstenir de promettre ou de garantir des résultats ;
c. éviter de maintenir des contacts au sujet de la procédure avec les parties, les assistants techniques et/ou leurs avocats à des moments et dans des environnements autres que ceux prévus pour l’exécution des actes de la procédure. Lorsque cela est nécessaire, cela doit être fait, de préférence, avec la participation de toutes les parties, ainsi que, le cas échéant, avec la participation d'autres professionnels désignés, et toujours dans la transparence ;
d. agir avec diligence, rapidité et efficacité, en répondant aux attentes raisonnables des parties, et en veillant à ce que la procédure soit gérée efficacement en termes de temps et de coût ;
e. agir de manière transparente et offrir un traitement égal aux parties ;
f. dans le cas des arbitres et des membres de comités de règlement des différends, respecter les principes de contradiction et de libre conviction raisonnée ;
g. disposer de la capacité technique et de la disponibilité pour intervenir à toutes les étapes de la procédure ;
h. traiter toutes les personnes impliquées dans la procédure avec politesse et respect ; et
i. sauf accord contraire des parties, maintenir la confidentialité quant au contenu et au déroulement de la procédure, même après sa conclusion, sauf dans les cas légaux et réglementaires dans lesquels la confidentialité est levée.
2.3. Le Professionnel ne doit pas démissionner de l’exercice de ses fonctions, sauf cas extraordinaire.
2.4. Tout membre des organes de la CAMARB (Assemblée Générale, Conseil Délibérant et Conseil d'Administration) peut agir en qualité de Professionnel. Si vous êtes membre du Conseil d'Administration, vous serez empêché d'accomplir tout acte ou de participer à toute délibération relative à la procédure concernée, et devrez signer un document confirmant cet empêchement.
III – OBLIGATIONS DES PARTIES, AVOCATS ET ASSISTANTS TECHNIQUES
3.1. Les parties, leurs avocats et assistants techniques doivent agir de manière collaborative pour assurer l'efficacité de la procédure en termes de temps et de coût, en s'abstenant d'accomplir des actes ayant pour seul but de retarder, que ce soit dans la phase préliminaire ou dans la phase préliminaire. du Tribunal arbitral, ou pendant toute la procédure.
3.2. La partie peut demander des éclaircissements au Professionnel dans l’exercice de son devoir de divulgation. Le silence de la partie impliquera son accord avec l'indication, et elle ne pourra pas ultérieurement mettre en doute l'impartialité et l'indépendance du Professionnel en raison de faits et de circonstances précédemment révélés par lui.
3.3. Les parties doivent collaborer avec le Professionnel dans le bon exercice de son devoir de divulgation, en lui soumettant, à la première occasion, tout doute quant à son indépendance et son impartialité, lié à des faits et circonstances publics ou à ce qui est contraire à la loi. sont connus des parties ou facilement accessibles à celles-ci. La partie qui ne le fait pas avant que le professionnel ne soit confirmé pour agir dans la procédure ne peut que remettre en question ultérieurement l'impartialité et l'indépendance du professionnel dans les cas prévus par la loi brésilienne sur l'arbitrage.[4].
IV- DEVOIR DE CONFIDENTIALITE ET RESPECT DE LA LGPD (LOI GÉNÉRALE SUR LA PROTECTION DES DONNÉES[5])
4.1. Sauf accord contraire des parties, les Professionnels, les parties, leurs avocats et assistants techniques doivent maintenir la confidentialité quant au contenu et au déroulement de la procédure, même après sa conclusion, sauf dans les cas légaux et réglementaires dans lesquels la confidentialité est levée.
4.2. Aucun professionnel, partie, avocat ou assistant technique ne peut utiliser les informations ou documents produits dans le cadre de la procédure dans le but d'obtenir des avantages indus pour lui-même ou pour des tiers.
V – POLITIQUES ESG (ENVIRONNEMENT, SOCIAL ET GOUVERNANCE)
5.1. Les professionnels, les parties, les avocats et les assistants techniques sont soumis aux dispositions du présent Code et doivent également respecter les politiques de Environnement, Social et Gouvernance (ESG) (ESG) de la CAMARB[6] et d’assurer la promotion et le maintien, en particulier, des principes fondamentaux suivants : (I) durabilité; (Ii) diversité, équité et inclusion; (iii) intégrité et la conformité.
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[1] « Lignes directrices du Comité brésilien d’arbitrage (CBAr) sur le devoir de divulgation de l’arbitre » disponibles sur le lien : https://cbar.org.br/site/wp-content/uploads/2023/09/diretrizes-do-cbar-sobre-o-dever-de-revelacao-doa-arbitroa.pdf. En cas de conflit, les règles du présent « Code d’éthique et de conduite de la CAMARB pour les arbitres, les médiateurs, les membres du conseil de règlement des différends, les parties et les avocats » prévalent sur toutes autres règles et codes.
[2] « Code de déontologie des arbitres » disponible sur le lien : https://conima.org.br/site-em-construcao/arbitragem/codigo-etica-arbitros/.
[3] « Code de déontologie des médiateurs » disponible sur le lien : https://conima.org.br/mediacao/codigo-de-etica-para-mediadores/.
[4] Loi n° 9.307/96, article 14, §2 : « L’arbitre ne peut être révoqué que pour des motifs survenus après sa nomination. Toutefois, il peut être refusé pour des motifs antérieurs à sa nomination, lorsque : a) il n'est pas désigné directement par la partie ; ou (b) la raison du refus de l’arbitre devient connue après sa nomination. »
[5] Loi n° 13.709/18 disponible sur le lien : https://www.planalto.gov.br/ccivil_03/_ato2015-2018/2018/lei/L13709compilado.htm
[6] Résolution administrative n° 27/23 disponible sur le lien : https://camarb.com.br/resolucao/resolucao-administrativa-n-27-23/.